Emmanuelle Parrenin chante (en Français) et joue de la vielle à roue, diverses harpes, du piano à pouces, de l’épinette des Vosges, du dulcimer, des bols chantants.
Figure fondatrice de la scène revivaliste folk en France, elle a écumé festivals et MJC et a joué avec Gentiane ou Mélusine, mais aussi Didier Malherbe, Vincent Segal ou Alan Stivell.
Elle a pratiqué le collectage de chansons traditionnelles en zone rurale, la danse contemporaine ou l'art-thérapie, a danse contemporaine ou l'art-thérapie. Elle a également pratiqué Yoga, Taï Chi, Chi Qong, Shintaïdo et Kototama.
Elle est surtout connue pour avoir enregistré il y a trente ans un disque d'une beauté énigmatique : Maison Rose. Aujourd'hui, elle ressort sa vielle à roue, ses harpes et son épinette des Vosges pour réinterpréter certaines de ses anciennes chansons, ainsi que de nouvelles co-écrites avec Flóp.
De cette collaboration naissent Maison Cube, son deuxième album, paru en mars 2011 sur le label Les Disques Bien et un nouveau spectacle, «D’une maison l’autre» — création au Lieu unique, scène nationale de Nantes le 15 avril 2011.
Discographie :
"Le plus grand album pop de l’année sera probablement français, vu le niveau actuel (Ensemble!) et les sorties annoncées.
Le plus grand album pop sera sans doute celui d’Emmanuelle Parrenin, dont la Maison cube est irrésistible. Tout est réuni pour faire peur à lire la présentation, un unique album paru il y a 34 ans, la vielle à roue, le travail d’exhumation de chansons populaires oubliées… On serre déjà les dents de crainte d’entendre une sorte d’étude ethno-musicologique surannée. C’est tout le contraire, et encore bien mieux que ça.
Avoir vu Emmanuelle Parrenin lancer des vocalises surréalistes et tourner à la roue de son instrument sur scène avec le très électronique Etienne Jaumet aura été le moment le plus indescriptible de ces dernières années. Mais tout fonctionnait parfaitement, la modernité est dans les têtes avant d’être attachée à un instrument ou une époque. Démonstration faite avec Maison cube, fabuleux successeur du Maison rose d’hier.
Des chansons d’antan, elle a retenu un sens du texte bien tourné, du récit, et une approche mélodique fouillée. L’entendre parler des “punks à chien” sur le long et entêtant Maison cube (10 minutes) est à la fois drôle, moderne, dansant, et fait plus penser à Laetitia Sadier et Holden (le chant de Collectage) qu’à Marie-Paule Belle. Mais aussi à d’autres musiciens teintés 70s comme Cortex, Alain Goraguer ou Aquaserge.
Sur Maison cube, Parrenin fait feu de tout bois, à la fois jazz, psyché, rock, electro… Les arrangements légers laissent énormément d’air, chaque trouvaille, chaque son, a tout l’espace nécessaire pour se déployer, s’entêter, s’entêter encore car la répétition a la part belle. On a du mal à compter les morceaux de bravoure, on perd vite le compte pour se laisser déborder par le plaisir. Dès Je t’aime, on tient une perfection dont le décorticage mériterait des années de musicologie.
On a rarement autant d’humour dans un disque beau et solide, les paroles prosaïques sur le propriétaire inquiet de recevoir le loyer n’en sont qu’un exemple. Exemple et preuve des registres innombrables qu’on trouve sur cet album. Emmanuelle Parrenin joue, avec les instruments, avec les époques et les registres, les mots, elle joue tout court avec une ingénuité de collégienne, et il faut avouer qu’à entendre sa voix on ne lui donnerait pas la moitié de son âge.
Le disque séduit, mais c’est son final incroyable qui nous laisse hagards. Ce Nulle part qui ravale Camille au rang d’apprentie, et Maison cube qui vaut plusieurs albums de Radiohead à lui seul. Tant de liberté, tant d’ingrédients dans un disque qui sonne simple et abordable, ce qu’on appelle la quadrature du cercle.
Maison cube est un disque inspiré, malicieux, séducteur. C’est le disque dont vous allez rebattre les oreilles de votre entourage et que vous vous vanterez de leur avoir fait découvrir. Un véritable appel à la gourmandise, du miel pour les oreilles."
Le 15 avril, Emmanuelle Parrenin présentait au Lieu Unique, à Nantes, le concert de lancement de l’album. Avec ses musiciens (Flop, Etienne Jaumet, Vincent Ségal et quelques autres) et ses instruments de fée (des harpes qui ressemblent à des hippocampes, une vielle top psychédélique), elle a plongé dans les abysses de la musique, entre candeur et éreintement. Un chemin qu’elle trace seule vers l’inconnu, en semant derrière elle des larmes d’émotion. Supplément d’âme à découvrir en vidéo. Et les plus Parisiens d’entre vous ont le droit, voire le devoir, d’aller à son concert le mercredi 20 avril au Point Ephémère."
Bien qu’Emmanuelle soit restée une des poétesses « folk » les plus respectées dans ce pays, son caractère la pousse à refuser le rôle d’icône intouchable, et la prise de risque semble bien être son moteur habituel.
Elle s’associe ici à Flop, jeune « branché » iconoclaste parisien, tournicoteur des « disques Bien », petit label dont on cause. Le résultat, « Maison Cube », place la barre très haute dans le dialogue des générations."
Pour écouter l'album Maison Cube, cliquer ICI
Figure fondatrice de la scène revivaliste folk en France, elle a écumé festivals et MJC et a joué avec Gentiane ou Mélusine, mais aussi Didier Malherbe, Vincent Segal ou Alan Stivell.
Elle a pratiqué le collectage de chansons traditionnelles en zone rurale, la danse contemporaine ou l'art-thérapie, a danse contemporaine ou l'art-thérapie. Elle a également pratiqué Yoga, Taï Chi, Chi Qong, Shintaïdo et Kototama.
Elle est surtout connue pour avoir enregistré il y a trente ans un disque d'une beauté énigmatique : Maison Rose. Aujourd'hui, elle ressort sa vielle à roue, ses harpes et son épinette des Vosges pour réinterpréter certaines de ses anciennes chansons, ainsi que de nouvelles co-écrites avec Flóp.
De cette collaboration naissent Maison Cube, son deuxième album, paru en mars 2011 sur le label Les Disques Bien et un nouveau spectacle, «D’une maison l’autre» — création au Lieu unique, scène nationale de Nantes le 15 avril 2011.
Discographie :
Le galant noyé (1975) :
Château dans les nuages (1975) :
Maison rose (1977) :
Maison cube (2011) : classé par les Inrocks dans les 100 meilleurs albums de l'année (voir ICI)
Présentation de l'album sur le site "Artbobo.fr" :"Le plus grand album pop de l’année sera probablement français, vu le niveau actuel (Ensemble!) et les sorties annoncées.
Le plus grand album pop sera sans doute celui d’Emmanuelle Parrenin, dont la Maison cube est irrésistible. Tout est réuni pour faire peur à lire la présentation, un unique album paru il y a 34 ans, la vielle à roue, le travail d’exhumation de chansons populaires oubliées… On serre déjà les dents de crainte d’entendre une sorte d’étude ethno-musicologique surannée. C’est tout le contraire, et encore bien mieux que ça.
Avoir vu Emmanuelle Parrenin lancer des vocalises surréalistes et tourner à la roue de son instrument sur scène avec le très électronique Etienne Jaumet aura été le moment le plus indescriptible de ces dernières années. Mais tout fonctionnait parfaitement, la modernité est dans les têtes avant d’être attachée à un instrument ou une époque. Démonstration faite avec Maison cube, fabuleux successeur du Maison rose d’hier.
Des chansons d’antan, elle a retenu un sens du texte bien tourné, du récit, et une approche mélodique fouillée. L’entendre parler des “punks à chien” sur le long et entêtant Maison cube (10 minutes) est à la fois drôle, moderne, dansant, et fait plus penser à Laetitia Sadier et Holden (le chant de Collectage) qu’à Marie-Paule Belle. Mais aussi à d’autres musiciens teintés 70s comme Cortex, Alain Goraguer ou Aquaserge.
Sur Maison cube, Parrenin fait feu de tout bois, à la fois jazz, psyché, rock, electro… Les arrangements légers laissent énormément d’air, chaque trouvaille, chaque son, a tout l’espace nécessaire pour se déployer, s’entêter, s’entêter encore car la répétition a la part belle. On a du mal à compter les morceaux de bravoure, on perd vite le compte pour se laisser déborder par le plaisir. Dès Je t’aime, on tient une perfection dont le décorticage mériterait des années de musicologie.
On a rarement autant d’humour dans un disque beau et solide, les paroles prosaïques sur le propriétaire inquiet de recevoir le loyer n’en sont qu’un exemple. Exemple et preuve des registres innombrables qu’on trouve sur cet album. Emmanuelle Parrenin joue, avec les instruments, avec les époques et les registres, les mots, elle joue tout court avec une ingénuité de collégienne, et il faut avouer qu’à entendre sa voix on ne lui donnerait pas la moitié de son âge.
Le disque séduit, mais c’est son final incroyable qui nous laisse hagards. Ce Nulle part qui ravale Camille au rang d’apprentie, et Maison cube qui vaut plusieurs albums de Radiohead à lui seul. Tant de liberté, tant d’ingrédients dans un disque qui sonne simple et abordable, ce qu’on appelle la quadrature du cercle.
Maison cube est un disque inspiré, malicieux, séducteur. C’est le disque dont vous allez rebattre les oreilles de votre entourage et que vous vous vanterez de leur avoir fait découvrir. Un véritable appel à la gourmandise, du miel pour les oreilles."
Présentation de l'album sur le site "Les Inrocks" :
"Emmanuelle Parrenin est la fée des logis. En 1977, cette chanteuse, muse de la scène folk française, sort Maison Rose, un premier album de folk avant-gardiste voué à devenir culte (notamment parce qu’il invente le trip-hop avec 15 ans d’avance). Telle la comète, trop rare et belle pour la banalité, elle disparaît ensuite du monde de la musique. En ce printemps béni, elle sort Maison Cube, son deuxième album, 34 ans après le premier, et c’est encore un chef d’œuvre. Le 15 avril, Emmanuelle Parrenin présentait au Lieu Unique, à Nantes, le concert de lancement de l’album. Avec ses musiciens (Flop, Etienne Jaumet, Vincent Ségal et quelques autres) et ses instruments de fée (des harpes qui ressemblent à des hippocampes, une vielle top psychédélique), elle a plongé dans les abysses de la musique, entre candeur et éreintement. Un chemin qu’elle trace seule vers l’inconnu, en semant derrière elle des larmes d’émotion. Supplément d’âme à découvrir en vidéo. Et les plus Parisiens d’entre vous ont le droit, voire le devoir, d’aller à son concert le mercredi 20 avril au Point Ephémère."
Présentation de l'album par le festival "Mimi" :
"Pivot de Mélusine, partenaire de Stivell, Didier Malherbe, etc…, Emmanuelle Parrenin est une déesse du paysage musical français, dont le post-folk ultime « Maison Rose » s’arrache sur e-bay.Bien qu’Emmanuelle soit restée une des poétesses « folk » les plus respectées dans ce pays, son caractère la pousse à refuser le rôle d’icône intouchable, et la prise de risque semble bien être son moteur habituel.
Elle s’associe ici à Flop, jeune « branché » iconoclaste parisien, tournicoteur des « disques Bien », petit label dont on cause. Le résultat, « Maison Cube », place la barre très haute dans le dialogue des générations."
Ecouter ses disques en ligne :
Pour écouter l'album Maison Rose, cliquer ICI Pour écouter l'album Maison Cube, cliquer ICI

